mercredi 15 août 2018

BECK (Beckuto)

Tous les amoureux de cette belle déesse qu’est la Musique devraient lire, écouter et voir BECK !

Certains diront "Je connais quelques-uns de ses albums", d’autres "J’ai déjà entendu 'Loser', 'Devil’s Haircut', 'Where It’s At' et c’est déjà bien" ou encore "Beck Hansen, ouaiiiis je suis un grand faaan, j’ai toutes ses galettes chez moiii, j’ai même sa cassette hyper raaare Banjo Story", là c’est ceux qui voudraient se la péter parce qu’ils connaissent son nom en entier et détiennent en plus un trésor (ils sont 9 sur Discogs au dernier recensement)… MAIS NON je ne parle pas de CE BECK, ni de Jeff BECK, mais bien du meilleur manga sur la Musique, oui oui c’est le meilleur et je vais vous dire pourquoi.





Mais d’abord pourquoi je veux vous parler de cette œuvre signée Harold Sakuishi ? Tout simplement parce que sans elle, le monde du manga aurait été assez pauvre en "œuvre musical papier" de qualité. Il existe d’autres mangas sur le sujet, mais peu ont érigé la Musique comme personnage principal :
- Nana c’est avant tout une histoire de romance assez compliqué.
- Bremen c’est la baston et la facilité.
- Go ! Go ! Heaven ! est une réflexion sur le suicide (solitaire ou collectif).
- Fool On The Rock n’a pas eu assez de temps pour vraiment exploser (fini en 4 tomes) malgré qu’il était assez prometteur.
- Detroit Metal City, celui-ci est excellent, mais c’est plus pour l’humour (fortement conseillé ! Si vous le trouvez… RIP les éditions 12bis)
- Me And The Devil Blues inspiré de la vie de Robert Johnson, malheureusement jamais terminé.
- Take Five (Manwha donc Coréen) s’intéressait surtout au Jazz, mais était trop porté sur l’humour assez absurde, les romances adolescentes et la situation familiale du personnage principal, la musique n’était pas autant mise en avant.
- Woodstock qui malgré son titre bien attirant, n’arrive jamais vraiment à décoller, il essaye d’être le nouveau BECK, mais n’évite pas les clichés.

Il y a bien Nodame Cantabile qui pourrait être mis aux côtés de BECK pour sa qualité, la différence étant qu’il traite plutôt du monde de la musique classique tandis que BECK est bien plus Rock (mais pas que). Une autre œuvre qui pourrait être le dernier membre du trio "meilleurs mangas sur la Musique" vient tout juste d’arriver dans nos contrées (Juin 2018) : Blue Giant de Shinichi Ishizuka, série terminée au Japon en 10 tomes, mais possède déjà une suite intitulée Blue Giant Supreme (4 tomes pour le moment). Pourquoi je dis que ça pourrait être le 3è membre, parce qu’avec seulement 1 tome paru chez nous, on sent déjà tout le potentiel de l’œuvre et surtout du personnage principal, Dai Miyamoto, Saxophoniste autodidacte et grand amoureux de Jazz qui n’a qu’un objectif : devenir le plus grand représentant de son instrument (rien que çà!). À surveiller de très très près !

Je pourrais encore citer d’autres œuvres comme le manwha One (stoppé en France au bout de 3 tomes sur 11), les mangas Shôjo Your Lie In April et Lovely Love Lie ou encore Lucile, Amour et Rock'n Roll (pour les nostalgiques), Gravitation, K-On! et le Manhua (donc Chinois) B-BoY BomB qui lui s’intéressait au monde du Hip-Hop et du Break Dance.

La France s’y est essayée avec Debaser par RAF, assez intéressant et bien indé comme il faut et surtout assez contestataire (on est en 2020 et le gouvernement n’accepte plus que de la musique de merde… ça c’est du résumé!). Existe aussi la petite perle Allemande de Christina Plaka – oui oui Allemande – Yonen Buzz qui avait réussi, en 3 tomes (4 si on compte les "origines"), à scotcher son lectorat avec ce groupe partageant de fortes ressemblances avec Nirvana (le personnage principal étant un ersatz de Kurt Cobain, même physique, même caractère, même rage), malheureusement les éditions Soleil Manga n’ont jamais sorti le véritable tome 4, nous laissant donc avec la fin de la première partie comme fin officielle.

Je me dois aussi de citer I'm A Beatles de Kaiji Kawaguchi, œuvre en 10 tomes, inédite en France, contant l’histoire d’un cover band des Beatles (évidemment) ; ayant eu la chance de feuilleter les tomes durant un voyage au Japon, je peux vous affirmer que ce manga est extrêmement bien dessiné. Pour ce qui est de l’histoire, je ne lis pas le Japonais donc je ne peux pas émettre d’avis sur si oui ou non l’histoire tient la route, mais au vu des critiques trouvables sur le net, je l’affirme, c’est une certaine honte qu’aucun des éditeurs français n’ait acquis les droits de publication, les fans des Beatles et de la musique Rock British méritent de pouvoir le lire.
Un autre manga inédit en France et qui cartonne au Japon est Hibi Rock de Katsumasa Enokiya, peut-être est-il trop loufoque pour arriver chez nous ?! Quoique la collection WTF?! d’Akata pourrait y penser… ce manga a d’ailleurs été adapté en film/comédie musicale.

Les mangas s’appuyant sur le thème de la Musique pour conter une histoire sont assez nombreux, mais peu d’entre eux ont été aussi loin que BECK.


Le maître de cette grande œuvre est le mangaka Harold Sakuishi (Takahiro de son vrai prénom), né le 16 mars 1969 dans la préfecture d'Aichi et pour un amoureux de la musique, être né en 69 ça doit représenter quelque chose quand même – bon OK il ne l’a pas choisi, mais quand même ça ne doit pas être un hasard, non ?
Repéré par le prix Tetsuya Chiba en 1987 avec Souwaikan, il signe sa première "longue série" Gorillaman en 1989. Le manga fut publié jusqu’en 1993 et compte 19 tomes toujours inédits en France. Par la suite il publiera en 1994 Savanna no Hyena (One-Shot), en 1995 Bakaichi (4 tomes) et de 1996 à 1999 Stopper Busujima (12 tomes) un manga sur le baseball, autre grande passion du maître – toutes ces œuvres sont inédites en France. Si on suit bien la chronologie, arrive ensuite BECK dont je vais vous parler, puis 7 Nin No Shakespeare à partir de 2009, manga édité chez nous en 2012 par Kazé Manga. Cette œuvre qui se concentre sur les "années perdues" du dramaturge et que l’on connaît, nous Français, sous le nom de Seven Shakespeares est assez spéciale car même si 6 tomes sont sortis (le dernier en 2011 au Japon et en 2013 en France, mais désormais en arrêt de commercialisation) … et bien l’œuvre n’est toujours pas terminée ! Ces 6 tomes correspondent en réalité à la première partie, une deuxième existe sous le nom de 7 Nin No Shakespeare - Non Sanz Droict (encore inédite dans nos contrées) et est toujours en cours de publication avec 5 tomes à ce jour (Juin 2018 je le rappelle).
Entre ces 2 parties, Harold a réalisé le manga RiN, publié de 2013 à 2016 pour un total de 14 volumes. Delcourt est l’éditeur Français et même s’ils ont fait du bon boulot avec BECK lorsqu’ils étaient encore associés à Akata, on ne peut pas dire que ce coup-ci ils soignent leur licence… 9 tomes sont sorti pour le moment et les fans attendent le 10è depuis avril 2017… oui cela fait plus d’un an que l’on est sans nouvelles du manga, pas de prévision officielle d’annoncée – mais comme je suis un gars bien et que mon métier de libraire me donne quelques avantages, après avoir contacté l’éditeur, j’ai eu comme info que le tome 10 était bien prévu pour fin 2018… oui, on ne peut pas dire que j’ai eu LA grande info et oui ça reste toujours vague, mais au moins Delcourt semble ne pas avoir totalement abandonné RiN. Un manga sur le monde du manga (mais pas que), je pense que le public n’a peut-être pas autant répondu présent qu’avec le manga Bakuman du duo Ohba/Obata (connu notamment pour Death Note et dernièrement Platinum End). Dommage, voire décevant de la part de cet éditeur qui a su rendre accros des milliers de lecteurs durant les années de publication de BECK.


Et c’est là maintenant que l’on va vraiment parler de BECK ("ouaiiiis enfiiiin!!!").

 
Publié de 1999 à 2008, le trésor de Sakuishi totalise 34 tomes. C’est en juillet 2004 que le public Français découvre le premier tome avec en couverture ce jeune adolescent qui semble déterminé, armé d’une guitare Gibson Les Paul trouée de 7 impacts de balles, photo d’une salle de concert avec vue sur une scène, gros logos BECK tout en capitale et en verticale de couleur verte, mais pas un beau vert, le vert malade plutôt… ouais cette première couverture a un certain impact ! Qui est ce jeune ? Pourquoi cette guitare a des impacts de balles ? Qui a pris la décision d’utiliser ce vert tout bizarre ? Un mangaka qui s’appelle Harold ? Il est Japonais/Américain ? La couverture vous a happé, vous êtes fichus, vous devez vous plonger dans l’œuvre, aucun retour n’est possible, vous allez devoir participer à l’aventure jusqu’en mars 2010 et l’inévitable fermeture du rideau sous les acclamations d’un public hystérique qui en redemande toujours plus "ONE-MORE-VOLUME ! ONE-MORE-VOLUME !". Akata-Delcourt ont été assez intelligents pour le choix de la couverture, celle de notre tome 01 n’est pas celle du tome 01 Japonais ; petite explication, suivez bien : le tome 01 FR = tome 03 JP / le tome 02 FR = tome 01 JP / le tome 03 FR = tome 04 JP / le tome 04 FR = tome 02 JP. Pourquoi ? Parce que l’éditeur s’est sûrement dit : "2 tomes de suite avec ce chien tout bizarre ça ne va pas le faire, ils ne vont pas comprendre que c’est un manga sur la Musique. On intervertit les couvertures, de toute façon la plupart d’entre eux ne remarqueront même pas que l’ordre des pochettes n’est pas respecté !" et en effet, n’ayant pas internet en 2004, c’est quelques années plus tard que j’ai eu connaissance de cette stratégie commerciale et je dois dire qu’ils ont été très malins – à défaut de respecter à 100 % l’œuvre du maître. Tout rentre dans l’ordre à partir du tome 05 et plus rien ne sera modifié par la suite. Oh et détail important quand même, en 4è de couverture, l’éditeur invente le slogan ultra efficace "Le premier manga ROCK à lire et à écouter À FOND !", c’est tout bête, mais tellement vrai.

 Tome 01 – 04 JP (au-dessus) / Tome 01 – 04 FR (en-dessous)

Le pitch de départ est le suivant : Yukio Tanaka, 14 ans, fan de J-Pop, se fait chier... à l'école et/ou en dehors, il a l'impression de ne rien faire de bon de sa vie, tout simplement de perdre son temps – sauf lorsqu'il écoute ses CD de Chiemi Kuniyoshi, sa chanteuse préféré (si vous connaissez YUI, vous voyez de quel style de chanteuse on parle). Jusqu'au jour où il retrouve Izumi, une amie d'enfance qui lui avait donné comme surnom KOYUKI (retenez ce surnom, c'est ainsi qu'il sera appelé 90% du temps) et à partir de là les changements arrivent, il sort de son train-train quotidien et commence à faire d'autres rencontres. La plus importante est celle du chien défiguré BECK – une sorte de version canine du médecin Black Jack, personnage principal du manga éponyme du dieu Osamu Tezuka – et donc de son maître l'Américain/Japonais Ryusuke Minami, guitariste de talent de son état. À partir de cet instant, la vie de Koyuki va prendre un tournant décisif, il va découvrir ce qu'est le Rock grâce notamment au choc sonore que sera le groupe Dying Breed, les clubs, les concerts et la pratique d'un instrument : la guitare. La suite, si vous ne connaissez pas du tout le manga, je vous laisse la découvrir... même si vous vous doutez bien qu'il va faire partie d'un groupe de Rock !


Il est vrai que l'histoire commence assez banalement – le jeune ados qui ne sait pas quoi faire de sa vie et qui s'emmerde profondément en classe –, mais elle est essentielle pour poser une bonne base : Koyuki a tout à apprendre. C'est la base du style Shônen, le héros qui part de 0 dont on va suivre l'évolution, accompagné de ses camarades qui le pousseront encore et toujours plus à se dépasser. Mais là où BECK va réussir, dès son 1er tome, à brouiller les pistes c'est que même si pour sa classification on dit que c'est un Shônen, c'est en fait un manga qui mêlera avec une aisance folle plusieurs styles de mangas.

*** Pour cette explication je vais donner quelques petits détails de l'histoire, mais ne vous inquiétez pas, ce n'est pas du spoil de grands événements qui va vous gâcher inutilement la découverte, juste des exemples qui paraissent logiques dans la vie d'un ados de 14 ans et d'un groupe de musique – soyez rassurés ! ***

En plus du Shônen, on a du Shôjo léger pour ce qui est de l'histoire d'amour entre Koyuki et Maho Minami (la sœur de Ryusuke qui aime aussi pousser la chansonnette, notamment du Sly & The Family Stone lors de sa première apparition dans le Tome 01) et une autre qui apparaîtra plus tard entre... bon je ne vais pas tout dévoiler non plus ; du Seinen pour la démonstration de la dure réalité de la vie d'un groupe, du milieu underground/indé, du showbizz, des maisons de disques de différentes tailles (c'est comme si Sakuishi avait vécu la vie des perso avant de la dessiner) ... on a même ce qu'on appelle de la "tranche de vie" avec le quotidien à l'école pour les premiers tomes, ou encore lorsque les membres du groupe doivent travailler dur pour obtenir des finances pour s'acheter un meilleur équipement, un nouveau van, pour louer un studio pour les répét' ou tout simplement pour se payer leur propre tournée (c'est dur d'être indépendant) ; on les voit se réunir pour discuter de l'avenir du groupe, prendre des décisions ensemble etc... ce qui favorise l'aspect réel du récit et nous permet dès les premiers tomes d'avoir cette impression que, nous lecteurs, nous faisons véritablement partie de l'Histoire, comme si BECK était le groupe de nos potes, à tel point que l'on s'attache très vite aux personnages, on frissonne pour eux, on est heureux avec eux, on s'agace dès qu'ils rencontrent des difficultés, on essaye de comprendre telles ou telles décisions prises... Sakuishi arrive à rendre un groupe fictif presque réel et simplement grâce aux dessins et aux dialogues. Il y a aussi la relation de Mr Saitô avec quelqu'un (je vous l'ai dit, je ne spoil pas) ; un peu d'Ecchi de temps en temps, surtout dans les premiers tomes lorsque Koyuki est encore membre du club de natation... les filles en maillot de bain...
BECK n'est donc pas qu'un Shônen, mais bien un manga complet aux différents styles intégrés intelligemment et qui arrivera à réaliser l'exploit de ne jamais se perdre sur la totalité des 34 tomes.


J'ai cité quelques noms de personnages au-dessus, il est donc temps de passer aux présentations des plus importants :

Le groupe BECK :

Renommé BECK MCS (Mongolian Chop Squad) en dehors du Japon.

- Yukio Tanaka (Koyuki)

# Guitare Rythmique / Chant – première apparition Tome 01

Que dire de plus que j'ai déjà dit dans le synopsis... c'est le novice du groupe, Ryusuke lui prêtera sa première guitare acoustique, puis Mr Saitô sa première électrique. Il passera ses soirées / nuits / vacances scolaires à s’entraîner jusqu'à se faire saigner les doigts ; déterminé, souvent maladroit et hésitant, il n'y a qu'avec son instrument que Koyuki prend plus d'assurance (je sais, c'est dit bizarrement...) et surtout sa voix ! Élément très important de l'histoire, tous ceux qui l'entendent chanter en sont totalement retournés (elle serait dans l'esprit John Lennon). L'intelligence du groupe étant de ne pas l'exploiter à tout bout de champ, juste ce qu'il faut pour toujours créer l'envie et l’événement (un peu comme The Who avec Pete Townshend en chanteur secondaire ou les Red Hot Chili Peppers avec John Frusciante). Chaque membre du groupe a un style de jeu inspiré de vrais musiciens, pour Koyuki c'est Tom Morello pour la façon dont il bouge, son goût des casquettes et surtout sa manière de tenir sa guitare bien haute.

 - Ryusuke Minami
 
# Guitare Principale – première apparition Tome 01

16 ans, fondateur du groupe, maître du chien énigmatique BECK et possesseur de Lucille, la guitare aux 7 impacts de balles que Koyuki arbore sur la couverture du tome 01. Il est le porte-parole du groupe (parler parfaitement l'anglais aide beaucoup) et le meilleur ami d'Eddie Lee qu'il a rencontré durant ses années aux États-Unis (qui est Eddie Lee ? un peu de patience). Ryusuke est un mix de plusieurs guitar-hero, mais c'est souvent les poses de Jimmy Page que l'on reconnaît. Niveau jeu, il semble être capable de tout jouer. Le Japon détient peut-être son plus grand guitariste.




 - Chiba Tsunemi

# Rap – première apparition Tome 02

16 ans, c'est lui qui a décidé d'appeler le groupe BECK d'une drôle de façon (*MINI SPOIL* à surligner : en regardant chier le chien de Ryusuke... ça fera classe dans l'encyclopédie de l'histoire du Rock).

Voix principale du groupe, vous prenez Zack de la Rocha de Rage Against The Machine, c'est Chiba ! Même rage, même mimique, même coupe de cheveux afro (donc l'époque après les dreads), tout simplement le même charisme. Chiba ne manque pas une occasion de démontrer ses talents de... bagarreurs (grand fan de Kung-Fu), généralement pour défendre ses camarades et parfois, enfin peut-être plus souvent, par simple pulsion (surtout si l'alcool entre en jeu). C'est l'énergie pure du groupe réunie en 1 seul homme.

 - Taira Yoshiyuki

# Basse – première apparition Tome 01

17 ans, l’aîné, la force tranquille, le discret et peut-être bien le membre le plus important pour l'harmonie du groupe (*SPOIL* à surligner : sans lui, BECK n'aurait jamais survécu à sa dissolution après la fin du tome 10).
 
Taira est de suite présenté comme un bassiste de talent, bien funky, à la manière de Flea des Red Hot Chili Peppers avec qui il partage ce goût d'être torse nu (évidemment) et appuyé en avant sur sa basse. Le Fingerpicking et le Slap sont les deux techniques de jeu de Taira.

- Sakurai Yûji (Saku)
 
# Batterie – première apparition Tome 04

14 ans, 2è batteur de BECK, il remplace Tôgô qui ne sera pas resté très longtemps, parti à la fin du tome 04 pour aider ses parents avec l'entreprise familiale. Saku devient rapidement le meilleur ami de Koyuki après que ce dernier ait diffusé du Dying Breed dans les hauts-parleurs du collège avec le son monté au maximum (scène faisant fortement penser à la scène d'intro du manga 20th Century Boys de Naoki Urasawa où le héros diffuse du T.Rex). Saku retrouve Koyuki pour lui passer un bootleg des Dying Breed, un geste tout simple, mais qui montre à Koyuki que quelqu'un s’intéresse vraiment à lui – scène arrivant à un moment très dur pour notre héros qui se voit isolé par la totalité de ses "camarades" de classe. C'est Ryusuke qui donne sa chance à Saku, mais c'est évidemment Taira qui donnera le jugement final. Avec l'arrivée de Saku, la formation définitive de BECK voit le jour à la fin du Tome 04 – l'aventure démarre réellement à ce moment-là.

Personnages secondaires importants :

- Beck

première apparition Tome 01

La mascotte mystérieuse... mais pourquoi est-il ainsi ?






- Maho Minami

première apparition Tome 01

14 ans, sœur de Ryusuke, elle a grandi aux États-Unis. Au départ hostile avec Koyuki... comme dans pas mal de relation naissante en fait. Parfois chanteuse, parfois mannequin, souvent drôle et malheureusement (?) assez impulsive.

- Izumi Ishiguro

 
première apparition Tome 01

15 ans, amie d'enfance de Koyuki, membre du club de natation, c'est elle qui mettra en relation Koyuki et Mr Saitô.





 - Saitô Ken'ichi (Mr Saitô) & Page

première apparition Tome 02

44 ans, gérant d'une papeterie, fan inconditionnel des Beatles, amoureux de natation, de guitares, de vinyles... et de revues cochonnes... oui c'est un manga, tout bon héros se doit d'avoir un maître pervers (pensez à Kamé Sennin/Tortue Géniale dans Dragon Ball ou Jiraya dans Naruto) ! En plus d’embaucher Koyuki, il lui apprendra les bases de la guitare, lui prêtera une imitation d'une Les Paul, puis une Gretsch White Falcon. Page appartient à Mr Saitô, s'il chante par-dessus une mélodie, le verdict est sans appel : c'est un chef-d’œuvre. Rien que çà !

- Matt Reed & Eddie Lee (d'abord orthographié Eddy dans le tome 01)

première apparition Tome 05

Respectivement chanteur et guitariste du groupe Américain Dying Breed qui est promis à un succès international fulgurant et durable ! Eddie est le meilleur ami de Ryusuke.









 - Eiji Kimura & Manabu Miyazawa

première apparition Tome 01 et Tome 02

Respectivement guitariste et chanteur du groupe Japonais Belle Âme. Eiji et Ryusuke font partie du même groupe au début du manga (Serial Mama), mais ils vont très vite prendre des chemins différents, Ryusuke cherchant d'abord à créer un groupe solide, humain et "vrai", Eiji voulant le succès à tout prix, très vite, quitte à vendre son âme au plus grand des connards parmi les producteurs Japonais – en réalité une illustration des groupes J-Rock montés de toutes pièces dont le Japon raffole.

 - Leon Sykes & Keith & Gordie & Doggy

première apparition, respectivement Tome 04 / 03 / 07 / 18

Respectivement gros Fils de P*te patron de label reculant devant rien pour emmener ses Artistes au sommet (mais vraiment devant rien de rien), 2è mystérieux chien-chien, enculé avec un certain goût musical et gros enculé sans pitié. Inutile de préciser la certaine ressemblance de certains, vous arriverez aisément à reconnaître qui a été pris comme influence.

 - Mit-chan

première apparition Tome 01

Viens boire un coup en écoutant de la très bonne musique chez Mit-chan... l'ex-taulard qu'on est obligé d'aimer... si si on est obligé.




 - Momoko Ogasawara

première apparition Tome 03

Professeur de musique très à l'écoute de Koyuki chez qui elle sent un potentiel vocale. Elle sera la professeur sur qui Koyuki pourra compter durant ses années de collège. En plus de faire réagir les hormones des ados, il semble bien que Mr Saitô ait un faible pour la jeune femme.



 - Ran

première apparition Tome 05

Le gros connard de producteur Japonais qui s'occupe de Belle Âme et qui prend un malin plaisir à tout faire pour écraser BECK (le groupe hein, il n'a jamais essayé de faucher le chien).




 - Hyôdô Masaru & Rikiya Kitazawa

première apparition Tome 03

Bourreaux de Koyuki, Hyôdô profite du fait que Yukio ait esquinté la Fender Jaguar de Rikiya pour en faire son larbin. Le harcèlement physique et moral commence ainsi. Rikiya sera responsable d'une destruction légendaire de guitare, simplement parce que Koyuki a osé esquisser un sourire après l'avoir vu en jouer.

 - Takano

première apparition Tome 06

Patron du magasin d'instruments Yngwie Instruments où Koyuki s'achète sa Fender Telecaster. Évidemment son physique est inspiré d'Yngwie Malmsteen, véritable superstar au Japon.



 - Tôgô

première apparition Tome 03

Premier batteur de BECK, il quittera le groupe 1 tome plus tard pour aider ses parents dans l'entreprise familiale (je l'ai déjà dit au-dessus, vous ne suivez pas?).


 - Jim Walsh

première apparition Tome 05

28 ans, je pense que la référence à Jim Jarmush est claire. Réalisateur également, il aura un rôle important dans la jeune carrière de BECK.





*** À partir d'ici, si vous ne voulez pas vous gâcher la découverte de ce fabuleux manga, ne lisez plus la liste de personnages qui va suivre, je vais en dévoiler quelques-uns qui auront un impact certain sur BECK et leur devenir après le Tome 05, là où l'histoire démarre réellement ! Vous pouvez passez directement à la partie "Graphismes".
Si vous avez déjà lu l'entièreté ou une grande majorité des tomes de BECK (disons les Tomes 01 à 20), vous pouvez continuer - merci bien si vous restez avec moi. ***


- Masuoka Hiromi

première apparition Tome 06

14 ans, membre du club de GRS, elle deviendra la petite amie de Saku.






 - Satô Kazuo (Obaa-chan, la vieille)

première apparition Tome 08

Elle va tout faire pour que BECK atteignent les sommets et cela commence par le fait de les intégrer au line-up de la 5è édition de son festival le Greateful Sound Summer Special (GSSS5 pour les intimes, Greateful Sound pour les feignasses). Aide précieuse qui deviendra en quelque sorte leur manager.



 - FVE (David Eric & Kevin Eric & Julio & Kerry)

première apparition, respectivement Tome 12 / 12 / 13 / 13

David est le chanteur, Kevin (lunettes) le guitariste et les 2 autres à la basse (chauve) et à la batterie... FVE embarque BECK dans une tournée américaine. David adore le groupe depuis le concert événement au GSSS5 tandis que Kevin aura plus souvent envie de virer le groupe de la tournée... mais il finira par les accepter après le concert à Seattle et fera également preuve d'un geste louable envers Koyuki avant que BECK repartent pour le Japon.





 - Kawakubo & Oishi Madoka

première apparition Tome 15 & 16

Kawakubo est le patron d'un petit label indépendant où signeront BECK qui deviendront ses poulains. Oishi sera leur ingénieur du son. Duo de choc.




 - Yamapi

première apparition Tome 15

Bosse avec Kawakubo, tout simplement... et adore évidemment BECK !






 - Shiboyugi (Kataoka Danpei & Kanemoto Taketoki)

première apparition Tome 17

Respectivement Bassiste et Chanteur/Rappeur du groupe Shiboyugi, respecté dans tout le Japon, ils emmèneront BECK en tournée. Leur objectif ? Créer un nouveau mouvement musical et un mini-festival : 36th Chamber (influence à peine voilé)





- Room 13 (Ono Shingo & Kuroki Tetsuo)

première apparition Tome 18

18 ans, Shingo (lunettes) est le guitariste, Testuo le chanteur casse-cou, aussi charismatique que Chiba – les 2 seront rivaux sur scène et amis en dehors (tous deux fans de baston, ça aide). Shingo, d'abord distant, deviendra plus amical avec Koyuki avec qui il partage sa passion de la photographie et un respect mutuel guitaristiquement parlant. Les 2 autres ont des noms inconnus.

 - Chinese Bookey (Igarashi Yuuta & Grand Denba & Petit Denba)

première apparition Tome 20

Yuuta est à la guitare/chant, Grand Denba à la basse et Petit Denba à la batterie. Yuuta, d'abord en totale admiration envers Koyuki, deviendra vite antipathique, se faisant son rival et profitant au maximum de sa notoriété trop vite acquise. Les Denba garderont toujours les pieds sur Terre.







Certains personnages sont présentés avec plusieurs images afin que vous puissiez voir l'évolution du "style Sakuishi".


Graphismes :

Le style Harold Sakuishi se veut un peu plus réaliste (excepté les yeux, souvent un peu trop grand pour des Japonais), que ce soit pour les coupes de cheveux, le nez, la bouche surtout (élément qui peut en repousser plus d'un, pour la façon dont elles sont dessinées, pas pour l'haleine des personnages voyons...). Dès les premiers tomes, l'évolution est déjà perçue, Chiba obtient une coupe de plus en plus afro contre "décoiffé" à ses débuts, le visage de Koyuki devient moins enfantin et Ryusuke garde un air blasé, mais de plus en plus sérieux. Au fil des tomes, les visages des jeunes personnages s'affineront en même temps qu'ils grandiront (l'histoire de BECK se déroulant sur plusieurs années... minimum 5).

Pour un manga sur la Musique, évidemment ce qu'il va être le plus important sera le rendu des concerts, des instruments et surtout comment faire "ressentir" la Musique avec des dessins sur du papier ? Comment faire comprendre aux lecteurs qu'ils ont devant les yeux des jeunes pleins de talents, bien plus que la moyenne si on en croit les dires du public. Sakuishi utilise la bonne vieille méthode des réactions des personnages secondaires c'est un classique et toujours aussi efficace si c'est bien mené (souvenez-vous de Dragon Ball ou Naruto, oui encore eux). Là où il fait fort, c'est dans l'utilisation des lignes, souvent radiales, partant de là où l'effet doit être ressenti la voix de Koyuki, un solo de guitare, une note bien appuyée, ces lignes illuminent le public et donnent cette sensation de "wouaaaaaah putain !!!". Les trames sont utilisées intelligemment et quelques effets sont essayés ici et là comme le flou pour représenter un public en nombre par rapport au point de vue des Artistes sur scène ou "l'effet tremblement" pour évoquer la chair de poule à l'écoute d'une voix. Les onomatopées (traduites en FR) sont aussi un bon moyen pour essayer de faire parler les pages, c'est tout bête, mais qui n'a jamais fait "boom tchak boom boom tchak" pour imiter une batterie, un "doum douloum doudoum" pour la basse ou encore "tiiin tiiin tiiiiiin" ou "wiiing wiiing" pour la guitare... ne me mentez pas, je sais très bien que vous l'avez fait ! Et bien ici c'est pareil, les scènes de concert sont habillés de ce genre d'onomatopées (mieux choisies) qui permettent une meilleure immersion, on a l'impression d'y être, d'entendre du son sortir des pages ça y est on devient fou !

Et que dire de la représentation des instruments... tout simplement sublime et ce dès le début ! Sakuishi apporte une attention toute particulière aux instruments, rien n'est laissé au hasard, rien n'est oublié ; une guitare ? les 6 cordes seront dessinées parfaitement ; une basse ? les 4 cordes sont là et bien plus épaisses que celles des guitares ; une batterie ? la moindre vis est présente et même la lumière des spots qui se réfléchie sur les différents toms est représenté – du grand art. Les postures utilisées pour chaque personnage sont bien respectées, on a rarement quelqu'un qui agit différemment – sauf si l'effet de surprise est voulu comme un saut avec la guitare ou une glissade de guitar-hero – les caractères et styles de chacun sont bien représentés et il arrive même quelquefois que l'on puisse deviner à partir de quelle photo telle ou telle posture provient – nous ne sommes pas dupes Harold !





 
Concernant la représentation du public, il est très important, il est même primordial de le faire différent quasiment à chaque concert et là encore le mangaka assure comme il faut. Quand vous démarrez un groupe vous avez évidemment les curieux, mais aussi très vite les premiers fans et les habitués de telles ou telles salles et çà, il l'a bien compris aussi, quelques visages reviennent dans l'audience permettant donc d'appuyer cet effet. Mais là où Sakuishi va pousser le concept jusqu'au bout, c'est qu'il ne va pas se contenter seulement d'inventer des personnages lambda... oh non... lui c'est un taré, il va vous faire tourner la tête en faisant apparaître à de très nombreuses reprises, des têtes bien connues ! Des stars de la musique, du foot, du catch, du cinéma, de mangas, du base-ball, des personnages historiques etc etc... le pire dans tout çà, c'est qu'il ne s'arrête pas qu'au public, non ce dingue va jusqu'à exporter son idée dans le monde entier ! Les noms de studios d'enregistrement, salles de concerts, restaurants, événements, festivals, les T-Shirts arborés par différents personnages, les CD aperçus dans les collections de chacun, les couvertures de magazines et j'en passe... il devient vite amusant de repérer toutes ces références qui permettent d'appuyer l'hommage à la grande Histoire de la Musique. Cela permet aussi d'encrer encore plus le récit dans le réel (bon sauf quand ce sont des personnes mortes que l'on aperçoit) ; quand on est fan de Musique, on arbore des T-Shirts de nos groupes/artistes favoris, on peut donc s'identifier aux goûts de tel ou tel perso, on a tous déjà vu des magasins, des restaurants avec des clins d’œil à la Musique ; BECK c'est le monde de Sakuishi, mais c'est aussi notre monde. Et pour les décors, on peut remercier le boulot des assistants qui livrent un travail remarquable sur toute la durée du manga, parfois du photoréalisme, si vous avez voyagé (ou tout simplement regardé Google images...) vous allez pouvoir reconnaître bon nombre de lieux au Japon et à l'étranger.


John Lennon, Sid Vicious, Kurt Cobain, Marc Bolan, Freddie Mercury, John Bonham, Bob Marley, Jim Morrison, Brian Jones et Janis Joplin apparaissent tous ensemble dans un rêve de Koyuki, cet événement sera un point très important du manga !


Harold s'amuse même à parodier les pochettes d'albums en 4è de couverture (pour la version Française, au Japon c'est une page couleur à l'intérieur) et en page de garde de chaque chapitre à partir du 4è (tome 02) :


Pour toutes ces références, je vais simplement vous montrer quelques exemples, mais si vous voulez en découvrir une très grande partie voire presque l'intégralité, je ne peux que vous conseiller d'aller consulter le dossier très complet "Références aux réels" auquel j'ai grandement participé pour le Fansite Beck-MCS :





Les instruments de BECK devenus réalité :

# Gibson Les Paul / "Lucille"
Au départ fictive, cette guitare a été par la suite réalisé par Custom 77















# Fender Telecaster
Telecaster TL68 Koyuki Signature















# Fender Mustang MG69
Mustang MG69 Koyuki Signature
















Les Guide-Book :

En plus de découvrir de l'intérieur l'épopée d'un groupe de Rock Japonais à volonté internationale, BECK peut aussi vous permettre de parfaire vos connaissances musicales – ayant commencé la lecture du manga à ses débuts à 14 ans (Août 2005, le tome 07 venait de sortir en France) et n'ayant pas encore internet, je peux vous garantir que BECK a fait office de mini encyclopédie pour moi et je suis sûr que ç'a été le cas pour des milliers de lecteurs (voire millions si l'on compte les Japonais, les Américains et d'autres pays qui l'ont édité). Cet aspect de l’œuvre a été exploité au Japon à travers plusieurs Guide-Book – malheureusement toujours inédit en France.


 
BECK Volume 0 – The Guide Book
Sortie : 15.11.2002
Couvre la période des tomes 01 à 13. Contient : interview d'Harold Sakuishi, parodies de pochettes, présentation des CD aperçus dans le manga, fiche détaillée de chaque personnage et de chaque groupe, genèse de BECK, moments importants, la légende de Lucille (la vraie de B.B. King), présentation des albums/groupes cités dans les dialogues (du Led Zeppelin, Beatles, Curtis Mayfield, Clash, Jimi Hendrix, Rolling Stones), les instruments utilisés ainsi que les biographies des Artistes présents dans le fameux "rêve".


BECK Volume 00 – The Guide Book EX
Sortie : 17.03.2004
Couvre la période des tomes 14 à 18. Contient : nouvelle interview d'Harold Sakuishi, parodies de pochettes, présentations des CD aperçus dans le manga, présentation des albums/groupes cités dans les dialogues (Sly & The Family Stone, Led Zeppelin, Robert Johnson, Beatles, Pearl Jam, Oasis, Curtis Mayfield, Prince, Rolling Stones, Jimi Hendrix, The Blue Hearts, Iggy Pop, Ozzy Osbourne, Doors, Wu-Tang Clan, The HIGH-LOWS, Portishead, Snoop Dogg, Patti Smith, Black Flag), résumé rapide du manga, focus sur la tournée aux USA, sur Kurt Cobain et Jimi Hendrix, présentation de la scène Japonaise dans BECK, petit focus sur l'histoire entre 2Pac et Notorious B.I.G, sur la scène Indépendante, mise en lumière des références aux précédentes œuvres de Sakuishi présentes dans BECK, présentation des instruments/pédales d'effets utilisés par les membres de BECK + sélections d'albums où telles et telles marques d'instrument peuvent être entendues, liste de plusieurs prises de catch utilisées par les protagonistes (et il y en a souvent, ça fait partie de l'humour du mangaka), focus sur le personnage haut en couleurs qu'est Mr Saitô et un One-Shot de 47 pages racontant la rencontre d'Harold Sakuishi avec l'un de ses groupes favoris et grande influence pour BECK : les Red Hot Chili Peppers (backstage + concert).


 
BECK Music Guide
Sortie : 17.10.2005
Est présenté dans ce gros guide-book de 308 pages, l'Histoire de la Musique des 60's aux 90's, tous styles confondus ; s'il y avait bien un guide-book à sortir en France, c'était bien celui-là !! Contient en plus : parodies de pochettes du tome 01 au 25 présentées de manière chronologique, goûts musicaux personnels de chaque membre de BECK + quelques personnages surtout fan d'un style en particulier. C'est le guide qui démontre bien toutes les connaissances du mangaka et toute la richesse contenue dans le manga. Si vous lisez le Japonais, c'est un must (si vous êtes fans de BECK et que vous avez une âme de collectionneur, faite comme moi et procurez-vous-le, il était à 1300¥ en neuf, il doit être beaucoup moins cher désormais).


BECK AT LAST – Volume 33 1/3
Sortie : 17.10.2008
Couvre l'histoire jusqu'au dernier tome, le 34. Contient : l'habituelle nouvelle interview (bien longue cette fois), présentation rapide des personnages et des groupes principaux, description de chaque chanson de BECK (je ne vous mets pas les titres au cas où vous n'ayez pas encore lu le manga), petits textes par rapport aux chansons réelles cités par les personnages, la discographie complète de BECK présenté comme ci c'était de vrais albums avec pochettes, nom du producteur, date de sortie, studio d'enregistrement et comment ils ont été enregistré, re-focus sur Mr Saitô (il fait tellement de trucs loufoques ce mec aussi!), une partie "Musicologie", mais ne lisant pas le Japonais et même avec les images présentées, je ne saurais vous dire de quoi elle parle exactement et ça se termine par une promo/interview avec Tsutsumi Yukihiko, le réalisateur du film live (dont je vais vous parler après).


BECK LIVE! – Festival & Movie Guide
Sortie : 16.07.2010
Son titre en dit long, un tour d'horizon des festivals présents dans BECK et dans la vraie vie : Monterey 1967, Woodstock 1969, Altamont 1969, Isle Of Wight 1970, Watkins Glen Summer Jam 1973, Live Aid 1985, Lollapalooza, Glastonbury, Vote For Change 2004.
Promo pour le film live avec focus sur les acteurs principaux.
Petit tour des films : "A Hard Day's Night" des Beatles, "The Last Waltz", "Tommy" des Who, "The Great Rock'N'Roll Swindle" des Sex Pistols, "Rock'N'Roll High School" des Ramones, "The Harder They Come", "Rattle And Hum" de U2, "Year Of The Horse" de Neil Young & Crazy Horse, "Live Forever", "This Is Spinal Tap", "8 Mile" d'Eminem, "Crossroads", "School Of Rock", "The Doors", "Easy Rider" et "Almost Famous".


BECK – The Guide Book (complete edition)
Sortie : 17.08.2010
Comme son nom l'indique, c'est la collection complète des guide-book Volume 0, Volume 00, Music Guide et BECK AT LAST tout simplement. Et pour seulement 1143¥ !!! (obtenu à 600¥).


Pour pallier à ce manque total de guide-book, les éditions Akata-Delcourt ont eu la bonne idée d'insérer des minis-dossiers en fin de volumes à partir du 11è : sur la représentation du J-Rock en France, les festivals, l'anime et ses OST, le Shock-Rock, les maisons de disques (gros labels et indépendants), les Sex Pistols, les 10 plus grands vendeurs de disques, les films Rock, les documentaires, les biopic, les parodies, les salles de concerts (France, UK, USA), les icônes décédées, les différents types de guitares et celles utilisées par les membres de BECK, les 100 meilleurs guitaristes (par Rolling Stone) et le film live de BECK.
Pour son ultime tome, un appel aux lecteurs avait été réalisé avec une simple question : "Vous écoutez quoi en lisant Beck ?". Il suffisait d'y répondre en envoyant une lettre et les éditions ont par la suite publié les meilleurs témoignages... celui de votre serviteur y est (allez, un peu d'autosatisfaction, on arrive à la fin du dossier, je me lâche).


Anime :
Réalisé par le studio Madhouse et composé d'une seule saison de 26 épisodes diffusés d'octobre 2004 à mars 2005, l'anime traite les tomes 01 à 11. Licenciée en France par Kazé avec de beaux coffrets DVD, la série fut un temps diffusée sur MCM / Europe 2 TV. Assez fidèle au manga, la série a un gros atout : le son est enfin là ! Chaque lecteur s'est évidemment fait sa propre bande-son dans sa tête à la lecture des tomes, mais il faut bien le dire, les chansons composées pour l'anime sont vraiment puissantes. Rage Against The Machine et les Red Hot Chili Peppers sont bien les influences principales pour le "son BECK". Qui dit groupe Japonais, dit souvent langue maternelle mêlée à l'Anglais et ici l'effet est bien plaisant.
BECK est représenté par le groupe TYPHOON24 avec Kazuya Hirabayashi (Husking Bee) pour la voix de Koyuki et Tatsuzo (YKZ) pour Chiba. L'opening "Hit In The USA" est joué par BEAT CRUSADERS et l'ending "My World Down" est chanté par Mark Gardener (Ride).

  BEAT CRUSADERS - Hit In The USA


OST BECK & KEITH

La première contient les titres présents dans l'anime sauf le générique d'ouverture malheureusement, mais il y a bien la reprise complètement renversante de "I've Got A Feeling" des Beatles que la version Française a dû changer (question de droits...) et la seconde OST contient les titres originaux + des bonus.

BECK MCS - I've Got A Feeling (The Beatles cover)


Film :


 
Sortie : 04.09.2010
Réalisé par Tsutsumi Yukihiko. Le film de près de 2h30 est une petite déception. Il est assez bon dans son ensemble, les acteurs délivrent de bonnes prestations (si vous n'êtes pas allergiques aux jeux d'acteurs Japonais), l'histoire est respectée dans ses grandes lignes, d'autres scènes qui apportent une profondeur à l’œuvre d'origine sont omises (question de temps), les scènes lives sont bien rendues, les compositions réalisées exprès pour le film font plaisir à entendre ("Evolution" / "Moon Beams"), mais il n'y en a que 2 et surtout, le gros point noir du film : on n'entendra JAMAIS la voix de Koyuki ! Alors oui c'est fait de sorte que chacun imagine sa voix selon ses désirs, mais çà a surtout pour effet de nous faire sortir du film à plusieurs occasions, c'est frustrant... BECK devient un groupe instrumental. Pourtant il ne devait pas être bien difficile de trouver un Japonais avec une belle voix (ils l'ont bien fait pour l'anime). Inédit en France, vous ne pourrez que vous procurer le DVD au Japon, sans sous-titres... ou en streaming sur le net en VOSTA et/ou VOSTFR.

Et pour info : chaque acteur a dû apprendre à jouer de son instrument en un temps record - les Japonais et leur dévouement éternel !

BECK MCS - Evolution


Autres (jeux-vidéo, goodies) :



BECK est une grande œuvre. L'anime apporte le son, le film une version un peu différente de l'histoire, mais c'est le manga qui est sublimé. En 34 tomes, le passionné Harold Sakuishi a réussi à raconter l'aventure d'un groupe Japonais, de ses balbutiements jusqu'à... héhéhé... en omettant aucune étape. Capable de faire passer ses lecteurs par tout un tas d'émotions et parfois dans un seul et même chapitre, BECK est une véritable déclaration d'amour à la Musique. À l'origine le manga ne devait même pas comporter plus de 10 tomes, mais heureusement le mangaka a su développer son histoire, son responsable éditorial a cru en lui, sans aucune pression de la part de la maison d'édition ni du magazine de prépublication (comme ça peut souvent l'être) et tout s'est enchaîné de la meilleure des manières jusqu'au final ; rien n'est oublié, on peut toujours avoir le sentiment qu'un ou deux tomes de plus auraient été les bienvenues (avec un flash-forward), mais au final on se dit que c'est parfait ainsi.

Que vous soyez lecteur de mangas, de comics, de BD et/ou de romans, si vous avez une passion pour cet art éternel qu'est la Musique, il n'y a aucune raison que vous ne soyez pas un tant soit peu attiré par la découverte de BECK.

Pour tout public, de tous âges, un manga universel qui réussit le pari de faire sonner des pages.


Beckuto

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