Rock et bande dessinée c'est parfois sympa,
comme le Lucien de Margerin. Et souvent c'est tout pourri.
Combien de tocards pour un reportage de
Luz, ou trois planches de Joe Sacco au concert de Fugazi.
Combien d'albums bidons pour un exemplaire
de feu La Gazette du Rock, ou pour Rag & Boogie chez les Rêveurs.
Avec Nick Cave Mercy On Me, la qualité est au rendez-vous.
Avec Nick Cave Mercy On Me, la qualité est au rendez-vous.
Autant le dire de suite, on apprend pas
grand chose sur Nick Cave. Ce n'est pas une biographie.
C'est l'interprétation de Reinhard
Kleist. Sa façon de mettre en images ce qu'on écoute.Les dessins, les
planches sont déjà du pur rock’n’roll déjanté, la musique sort directement des
images.
Toute une galerie de personnages évolue au
long de ces pages. Un Nick Cave multiple, à la fois chanteur et meurtrier,
diable et créateur. Blixa Bargeld, Anita Lane, Tracy Pew tout en sauvagerie,
les Bad Seeds évidemment, Siouxsie et Richard Butler, Peter Murphy qui prend le
temps de passer et de nous effrayer avec un regard de vieille chouette. Et les personnages réels ou fictifs de Nick
Cave, pauvres mortels pour la plupart, et Robert Johnson.
